La place de Flash dans le web en 2010

L’info commence à circuler sur internet : à l’heure des annonces de la sortie de Windows Mobile 7 (comprenez un des OS concurrents sur les smartphones face à Android et Mac OS Mobile) il semblerait que Flash ne sera pas disponible sur cette plate-forme 1 . Aujourd’hui les détracteurs de Flash apporteront une critique relative à l’inutilité de Flash pour le « grand public » et mettront en avant que Flash importe juste aux internautes confirmés, tout en étant consommateur de ressources difficilement compatibles avec une miniaturisation toujours plus grande demandée pour des designs toujours plus vendeurs.

Blocage technique ? A qui la faute ?

La partie relative aux ressources techniques ne m’importe pas. Nous sommes à une ère où faire fonctionner des jeux en 3D avec effets est parfaitement possible sur des Smartphones (j’invite les possesseurs d’iPhones à jouer à Dungeon Hunter par exemple) ; pour moi, si une technologie telle que Flash n’est pas disponible sur les Smartphones pour des raisons techniques (ne serait-ce que des versions limitées à certaines fonctions) c’est essentiellement la faute d’Adobe2 qui n’est pas capable d’adapter la programmation de Flash aux plate-formes qu’il souhaite toucher par Internet. D’autant que les applications sur iPhone nées avec Flash seront sans doute bientôt disponibles avec la nouvelle version de la suite logicielle d’Adobe.

A qui s’adresse Flash ?

Je préfère donc, plutôt que me pencher sur les faisabilités techniques, m’intéresser à la cible de Flash : grand public ? public spécialisé ? D’aucuns soutiennent actuellement que seuls les « geeks » de l’internet ressentent vraiment une gêne à se passer de Flash. Il n’empêche. Pas de vidéo. Pas de jeux sur une page. Pas d’animation comme on a pu les connaître. Les sites dits full-flash sont inexistants sur les Smartphone. Est-on vraiment sûr que tout cela est réservé à un public ciblé de l’internaute ?

Lorsque j’apprends à ma mère qu’elle peut se servir de M6Replay pour revoir Capital ou une émission qu’elle a ratée la semaine dernière, puis-je en même temps envisager de lui acheter un iPad en lui disant « tiens, tant que tu veux naviguer sur Internet, profite de l’iPad ! » et en me résignant parce qu’M6Replay (un des sites qu’elle consulte) n’est qu’en Flash et donc inaccessible sur cette plate-forme ?

Et la petite nièce qui joue à Farmville sur Facebook. Est-elle résolue à n’utiliser que des machines de geeks pour aller dessus ? Doit-elle tirer un trait sur l’informatique facile3 simplement parce que technologiquement, il y a une incompatibilité ?

Enfin, pour nous, consommateurs et cibles publicitaires. Nous ne voulons pas être pris pour des idiots, matraqués. Dans un certain sens, nous voulons en 2010 des publicités utiles. Pertinentes.  Est-ce encore compatible tout en sciant une jambe technologique implantée depuis des années sur un média tel qu’internet ?

La solution

Nous avons vraiment besoin d’une solution pour standardiser et uniformiser les technologies liées à internet. Flash mourra. Flash mourra tant qu’il ne pourra pas être remplacé par une version de CSS ou HTML puissante. Le HTML5 permettra déjà de diffuser des vidéos sans Flash. Déjà, c’est une avancée. Ou bien d’un autre côté faudra-t-il qu’Adobe adapte ses moyens de production vers des compatibilités plus larges.

Contrairement à ce que certains étalent, Flash manque à tout le monde. Il faut rendre Flash lisible ou trouver des solutions à l’animation de l’HTML plus compatibles avec les différentes typologies de ressources matérielles qui existent à ce jour…

  1. Adobe a annoncé la disponibilité de Flash sur les mobiles Android, lors du Salon de Barcelone. Cela reste la seule plate-forme vraiment implantée sur des Smartphones pouvant exploiter cette technologie dans ses navigateurs. []
  2. éditeur du logiciel []
  3. voir http://www.mugg.fr/2010/02/14/le-nouveau-concept-dapple-linformatique-facile/ []

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